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29.02.2008
L'identité rurale
Notre canton a une identité rurale c’est indéniable, et je suis bien placé pour le savoir, ayant vécu dans et proche de ce milieu agricole. On le sait, on le voit, depuis des années le nombre d’exploitations diminuent, laissant peu à peu la place à de vastes exploitations plutôt tournées vers les céréales que vers l’élevage.Jean-Louis Destans et la majorité départementale ont mis en place d’abord un dialogue, notamment avec la Chambre d’agriculture pour mettre en place des politiques favorisant le maintien des élevages, et la production herbagère. Dans le contexte de concurrence mondiale, et avec l’élargissement de l’Union Européenne la politique de subventions menée jusqu’alors qui n’a pas empêché la concentration et la disparition de petits agriculteurs, va se réduire encore.
Lorsque l’on est défenseur de l’activité agricole, et donc de l’identité rurale, que je revendique on travaille pour l’avenir de cette activité utile à plusieurs titres : d’abord pour fournir en produits alimentaires, ensuite pour l’aménagement de nos paysages, enfin, mais aussi, pour la préservation de l’environnement.
L’agriculture c’est une activité économique, c’est aussi nos racines, celles que l’on en peut nous enlever.
Je suis donc allé au salon de l’agriculture, j’y ai rencontré des éleveurs, comme je suis allé dans les fermes du canton, j’en profite d’ailleurs pour souligner les bons résultats des producteurs eurois au Salon qui ont récolté nombre de prix.
Les agriculteurs sont confrontés à d’énormes défis : financiers avec la rentabilité de leur exploitation, les emprunts à payer, les subventions qui diminuent, environnementaux avec les obligations qui pèsent sur les nitrates, les phosphates, humains avec des retraites bien souvent insuffisantes, et un capital en terrains où en matériel pas toujours suffisant pour assurer leur avenir.
Se préoccuper de l’identité rurale c’est envisager l’avenir pour défendre une certaine idée de l’agriculture. Donc défendre l’élevage, la production herbagère, faciliter la protection de l’environnement, donner de nouvelles perspectives par exemple en aidant le développement d’activités touristiques en milieu rural. Comme l’on dit, ne pas rester les deux pieds dans le même sabot, aider à la diversification, et surtout faire preuve de solidarité avec l’activité agricole aussi.
Ainsi devant une quarantaine de personnes à Boissy-Lamberville nous avons abordé ces sujets en présence de Lionel Prévost, vice-président du Département en charge de ces questions. Le débat a permis un large tour d’horizon, et envisagé des pistes nouvelles, comme par exemple le séchage de l’herbe sous toit. Ce que j’en retiens personnellement c’est surtout la nécessité de permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail, et leur ouvrir des perspectives nouvelles. Développer les produits bio, ouvrir des perspectives touristiques, les replacer dans la communauté du canton.
L’identité rurale n’est pas un monde à part. Pour moi elle fait partie intégrante de ce canton, de son histoire, et je veux travailler aussi à ce qu’elle fasse partie de son avenir, parce qu’il y a une place pour toutes et tous.
Très chaleureusement,
Hervé Couraye du Parc
Post-scriptum : Lors de la réunion de Boissy-Lamberville a été évoqué le problème du gui dans les pommiers, vous trouverez ici un document émanant de la Direction régionale de l'agriculture faisant le point sur ce sujet en Haute-Normandie : chardonetgui.pdf .
11:41 Publié dans des racines, des projets | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, campagne, cantonales, 2008, thiberville, eure, "couraye du parc"




Commentaires
j'ai eu l'opportunité de rencontrer monsieur Couraye du Parc sur le salon de l' agriculture ; lui au moins il s'intéresse à nous .
Ecrit par : françois | 03.03.2008
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